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Fonds de la Congrégation des soeurs de Sainte-Chrétienne
- 14 photographies. - 1 document textuel.

Histoire administrative :
La communauté de la congrégation des Soeurs de Sainte-Chrétienne est créée en France en 1807. C'est le couple formé par Anne-Victoire Tailleur (1763-1837) et Alexis de Méjanès (1736-1801), capitaine d'infanterie du roi, qui est à l'origine de cette communauté. Au départ, ils offraient le logis aux plus pauvres dans leur château d'Agancy situé près de Metz, dans la région de la Lorraine. Le couple offrait aussi l'enseignement aux enfants défavorisés. Le château d'Agancy servait quant à lui de refuge pour les chrétiens persécutés lors de la Révolution française.

En 1807, Mgr Gaspard-André Jauffret (1759-1823), évêque de Metz, souhaitait faire revenir les congrégations religieuses qui avaient dû fuir pendant les guerres napoléoniennes. Il entendait même fonder de nouvelles communautés. Dans cet ordre d'idées, il a proposé à Anne-Victoire Tailleur - veuve depuis 1801 - de transformer sa communauté laïque en congrégation religieuse. Cette dernière accepte sans hésiter et la communauté devient alors officiellement l'Institut des Religieuses de la Sainte Enfance de Jésus et de Marie. Traditionnellement, pour désigner le saint patron protecteur de la communauté, l'évêque a pris le martyrologe romain et est tombé " par hasard " sur la date du 15 décembre, soit celle de Sainte-Chrétienne.

Au départ, la communauté n'était pas censée s'installer au Canada. C'est un concours de circonstance qui l'a amenée à s'établire à Saint-Malachie. En 1903, quatre soeurs quittent Le Havre - une ville portuaire française - dans le but de fuir l'anticléricalisme, un mouvement antireligieux qui s'est fortement développé lors de la création de la République, conséquence des suites de la Révolution française. L'origine du départ des soeurs s'explique par une demande d'enseignement qu'elles avaient reçu de la part du village de Champlain, dans l'état de New York.

Lors de la traversée des soeurs, le curé de Champlain annule finalement sa demande initiale puisque l'instituteur avait renouvelé son contrat d'enseignement. Cependant, les soeurs de Sainte-Chrétienne ont tout de même accosté à Champlain et étant donné qu'elles n'avaient aucun endroit où se loger, les Soeurs grises de Montréal leur ont proposé de tenir leur pensionnat à Salem, dans le Massachusetts. Les soeurs de Sainte-Chrétienne arrivent au Massachusetts en 1904. Elles devaient s'occuper de près d'un millier d'enfants puis en 1906, elles ouvrent un noviciat. En 1914, un terrible incendie a brulé une bonne partie de la ville de Salem, emportant du même fait le couvent des soeurs de Sainte-Chrétienne.

L'année précédente, en 1913, le curé de Saint-Malachie, Joseph-Arthur Lapointe, avait demandé qu'on installe les soeurs de Sainte-Chrétienne au village. La demande a été rapidement approuvée, quelque temps après l'incendie de Salem, par l'archevêque Louis-Nazaire Bégin (1840-1925). Le 27 août 1914, les quatre soeurs - plus une cinquième qui s'est jointe à la congrégation en 1914 - Mère Sainte-Paula, Soeur Saint-Augustin, Soeur Sainte-Marie-Étienne, Soeur Marie-Amable et Soeur Sainte-Caroline, arrivent à la gare de Saint-Malachie Station. Les soeurs commencent à enseigner dès le mois de septembre 1914 et leur couvent est construit l'année suivante. Le 12 octobre 1916 s'ouvre à Giffard (Beauport) le noviciat qui abrite aussi une résidence pour les soeurs et l'administration de la province.

Les soeurs ne font pas seulement de l'enseignement à Saint-Malachie, certaines travaillent dans la région soit à l'Arche le printemps ou à l'Atelier. Suite à la Révolution tranquille et la laïcisation de l'enseignement, vers 1968, les soeurs se sont investies dans la création de foyer pour les personnes âgées. Elles ont ouvert des foyers à Sainte-Hénédine, à Saint-Apollinaire et à Fortierville. Elles n'ont jamais été directrices de ces foyers, elles ont préféré travailler directement auprès des gens.

Certaines soeurs sont aussi devenues missionnaires. Les premières ont participé à la fondation d'une mission à Fox Lake en Alberta en 1957 pour le 150e anniversaire de la fondation de la congrégation. D'autres ont notamment enseigné en Afrique centrale, au Congo, au Rwanda et en Tanzanie. En 1998, les dernières soeurs quittent Saint-Malachie pour la maison-mère de Beauport. Pour les 200 ans de de la création de la congrégation, elles ont ouvert une maison en Géorgie à l'honneur de la sainte patronne de la congrégation, Sainte-Chrétienne.

Source :
-http://shbellechasse.com/aufildesans/Vol 22 no3.pdf
-Rencontre avec l'archiviste Madeleine Dufort.

Historique de la conservation :
Les documents originaux sont conservés par Madeleine Dufort, soeur et archiviste de la congrégation. Elle a été enseignante au primaire à Saint-Malachie entre 1957 et 1960. Elle a aussi enseigné au secondaire à Sainte-Hénédine. Soeur Madeleine Dufort est aussi allée enseigner en Afrique jusqu'à tout récemment, en 2017. Lors de la rédaction de cette notice, à l'été 2019, elle est à la retraite. Les documents ont été numérisés à l'été 2019.

Portée et contenu :
Ce fonds contient un livret écrit par l'une des soeurs qui raconte l'histoire des Soeurs de Sainte-Chrétienne à Saint-Malachie. De plus, il y a des photos illustrant la présence et les activités des soeurs dans le village. Le fonds contient aussi une image de la fondatrice et de la patronne de la congrégation. Tout compte fait, ce fonds raconte l'histoire de la congrégation en plus de témoigner de leur implication dans le village de Saint-Malachie.




Notes :

État de conservation :
Les documents sont en bon état. Ils sont conservés dans des plastiques protecteurs.

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