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Fonds Dollard Ménard


Notice biographique :
Fils de Placide Ménard et de Louise-Georgina Genest dit Labarre, Dollard Ménard est né à Notre-Dame-du-Lac le 7 mars 1913. Après avoir reçu son diplôme de l'Université Laval en 1932, il est admis au Collège militaire Royal de Kingston. En 1936, il reçoit son brevet d'officier et rejoint le Royal 22e Régiment. En 1938, alors âgé de vingt-cinq ans, il participe à une guerre coloniale de l'Empire. Il est envoyé en Inde afin de combattre les tribus rebelles au Waziristan. L'année suivante, la Seconde Guerre mondiale éclate.
Il épouse Charlotte Joncas le 9 avril 1940 avec qui il aura quatre enfants. L'année suivante, il regagne l'Angleterre où il devient major de la 8e brigade. En 1942, il est promu lieutenant-colonel. Il est alors le plus jeune de tout l'Empire britannique à obtenir le grade. Peu de temps après, il est nommé commandant des Fusiliers Mont-Royal qu'il commande lors du débarquement de Dieppe.
Le 19 août 1942 a lieu le débarquement de Dieppe. L'opération, qui devait initialement n'être qu'un raid, tourne rapidement au désastre. La presque entièreté du Régiment de Dollard Ménard est décimée durant la bataille. Il est lui-même blessé cinq fois durant le débarquement. Il est le seul commandant à survivre.
En 1943, il doit retourner à la guerre. Il est alors mis à la tête du Régiment de Hull et de la 13e brigade lors de la capture et de l'occupation d'une forteresse japonaise sur l'île Kiska. Après son rapatriement au pays, il découvre que son image est utilisée par l'armée canadienne afin d'encourager le recrutement des Canadiens français. On retrouve alors l'image de Dollard Ménard sur des affiches placardées partout au pays. Après la guerre, il est promu colonel et devient, en 1947, attaché militaire à Paris. En 1951, alors qu'il devient chef d'État-major pour l'O.N.U., il est chargé d'observer la trêve entre l'Inde et le Pakistan au Cachemire.
Revenu au pays, il est promu brigadier général et devient commandant du Secteur Est du Québec. Au courant de sa carrière, il a bouleversé certains événements, notamment au sujet de la langue française. En 1958, trouvant injuste que les Canadiens français reçoivent leurs ordres en anglais, il décrète que le français est dorénavant la langue de commandement pour tous les régiments francophones sous sa direction. En 1962, il est assigné au bureau d'état-major de l'armée où il pilote des projets en lien avec les attaques thermonucléaires. Il y travaille jusqu'à sa retraite en 1965.
Après sa carrière militaire, il est au coeur de plusieurs polémiques. Lors des événements qui ont mené à la crise d'Octobre en 1970, il fait quelques déclarations controversées. Dix ans plus tard, lors du référendum de 1980, il s'affiche ouvertement pour le projet de souveraineté-association de René Lévesque. Suite à cette déclaration, certains militaires tentent de discréditer Dollard Ménard et un procès pour diffamation s'ensuit.
Il décède à Montréal le 14 janvier 1997. Il a droit à des funérailles militaires et est enterré au cimetière de Saint-Vallier, village où il a profité de ses derniers étés.
Au cours de sa carrière, le général Ménard a reçu plusieurs décorations : l'Ordre du Service distingué d'Angleterre, officier de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de Guerre, avec deux palmes de France, la Médaille de Bronze de l'O.N.U., Au Service de la Paix, médaille N.W.F.P., la médaille du service général en Inde, l'Étoile de Guerre et plusieurs autres décorations militaires. Il est l'un des militaires canadiens les plus décorés de l'histoire. En 1994, il fut intronisé grand officier de l'Ordre national du Québec.






Portée et contenu :
Dollard Ménard a été le témoin de plusieurs événements historiques d'envergures. Il a combattu lors de la révolte au Waziristan, il a survécu au débarquement de Dieppe et a servi dans l'armée tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu'il semble plutôt méconnu aujourd'hui, il a été un acteur de premier plan dans la politique internationale d'après-guerre. Attaché militaire à l'Ambassade du Canada à Paris, puis chef d'État-major pour l'O.N.U., il a eu l'opportunité d'observer des chapitres importants de l'histoire postcoloniale.
D'un point de vue culturel et patrimonial, Dollard Ménard a également été une figure très importante. Son image ayant été utilisé sur plusieurs affiches de propagande durant la Seconde Guerre mondiale, il est devenu un des emblèmes du patrimoine canadien. Reconnu également comme étant celui qui a fait du français la langue de commandement dans les régiments francophones, il a profondément transformé cette institution aujourd'hui bilingue. Après sa retraite, il s'est impliqué dans plusieurs associations : les anciens combattants, les anciens prisonniers de guerre de Dieppe, les Fusiliers Mont-Royal, la Société de généalogie de Québec, etc.
En dehors de sa vie professionnelle et publique, Dollard Ménard était également un fils, un époux et un père. Que ce soit par des photographies de sa famille ou de ses vacances à sa résidence de St-Vallier de Bellechasse, son fonds témoigne de certains aspects de sa vie personnelle.
Le fonds Dollard Ménard contient 1256 photographies et 37.2 cm de documents de tous genres : de la correspondance, des coupures de journaux, des invitations officielles, des articles de revues, des cartes postales, des documents personnels, des dossiers de recherches, etc. Par la richesse de ce fonds, il est possible de reconstituer certains épisodes de l'histoire locale, nationale et même mondiale. Il rend compte également de l'oeuvre du général Ménard.



Notes :

Restrictions :
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